Cancer du sein : évitez la chimio !

Un test permet aujourd'hui à certaines patientes d'éviter la chimiothérapie. Pourquoi n'est-il pas adopté ? Comment accéder à ce test ?
Cancer du sein : évitez la chimio !
Arrivé sur barbalabs : 17 Février 2016
Originellement daté du : 24 Janvier 2016
Source : barbalabs
Nombre de commentaire : 1

Bonne nouvelle !

D'après une news récente, sur les 53 000 patientes diagnostiquées chaque année pour un cancer du sein, entre 6 000 et 8 000 pourraient éviter la chimio grâce à un test génomique.

Il existe plusieurs chimios en fonction du type de cancer du sein. Environ 30 000 chimiothérapies seraient concernées par ce test. C'est donc 20% à 30% d'entre elles qui pourraient être évitées estime le docteur Daniel Zarca.

Alors, champagne ?

Pas si vite ! Ce test a un prix, et il n'est pas remboursé par la sécu. Pourquoi ? Selon nos calculs (voir tout en bas) :

Si la sécu remboursait ce test, cela augmenterait
sa facture de 14 à 33 millions d'euros.

Est-ce que la sécu peut se permettre de débourser une telle somme pour améliorer le traitement du cancer du sein ?

Pas sûr quand on voit le gouvernement incapable de sortir le porte-monnaie lors de la crise des hôpitaux de l'hiver 2015.

Qu'en pensent les spécialistes ?

Il y a eu assez d'études cliniques, confirmées sur des séries indépendantes pour l'établir.Suzette Delaloge, oncologue à Gustave-Roussy et coordinatrice nationale de Mon réseau cancer du sein

Ok c'est compris... Du point du vu scientifique, il n'y a pas de débat. Alors pourquoi ne pas adopter ce test ? Est-ce juste une question de pognon ?

C'est bien possible, découvrez les révélations d'Axel Khan (généticien président du comité éthique et cancer).

Barba-conclusion :

20% à 30% de chance d'éviter Hiroshima dans vos veines !

Si l'une de vos proches a le malheur d'être dans cette situation, prévenez-la tout de suite de l'existence de ce test. En plus d'être un moment horrible (et on sait ce que c'est), la chimio c'est dangereux !

Non seulement une chimiothérapie, pour elle (NDLR une patiente), était inutile mais en plus elle aurait été dangereuse puisque l'on sait qu'il y a 2% d'accidents au cours d'une chimiothérapie
Daniel Zarca, chirurgien oncologue à l'institut français du sein

Pour faire le test, vous pouvez vous adresser au Docteur Daniel Zacra qui le pratique. (Note : nous déclarons solennellement n'avoir aucun partenariat d'intérêt avec ce médecin).

Faites circuler l'info autour de vous !

Le détail des calculs pour les curieux ?
Une chimio coûte entre 9 000 et 10 000 € alors qu'un test en coûte 3 000.
Coût actuel des chimios (sans test) :
30 000 × 9 500[1] = 285 000 000 €
Coût du test en lui même :
30 000 × 3 000 = 90 000 000 €

Or, on nous dit que 6 000 à 8 000 chimios seraient épargnées, donc :
Pour 6 000 chimios évitées :
(30 000 - 6 000) × 9 500 = 228 000 000 €
Pour 8 000 chimios évitées :
(30 000 - 8 000) × 9 500 = 209 000 000 €

Donc 90 millions de test (voir plus haut) + 209 à 228 millions pour les chimios, cela nous fais une estimation du coût total variant entre 299 et 318 millions.

Pour 6 000 chimios évitées :
318 - 285 = 33 millions supplémentaires pour la sécu
Pour 8000 chimios évitées :
299 - 285 = 14 millions supplémentaires pour la sécu

  1. On prend 9 500 comme prix moyen d'une chimio.

Voir aussi :

Commentaire (1)

Attention, il ne vous reste que : caractères.

  • Ricardo le 13 Mars 2016, 03h58

    Un reportage est passé très récemment sur Arté qui exposait le fait que les personnes qui jeûnent avant une chimio n'ont presque plus d'effets secondaires comparé à ceux qui ont continué à s'alimenter.

    Le fait de jeûner pousse le corps à mettre en place tout un tas de chamboulement physiologiques qui protègent l'individu, mais ça va plus loin puisque pour l'asthme ou les rhumatismes par exemple, dans près de la moitié des cas ce sont des guérisons qui ont été observées. Les traitements de certains patients ont même pu être arrêtés des les premiers jours de jeûne.

    Il faut savoir que la pratique du jeûne jouit d'une histoire et d'études liées qui corroborent sans doute possible les bienfaits que peut dans certains cas apporter la privation de nourriture contrôlés et assistés.

    Forcément le lobby pharmaceutique fera tout pour que cela ne soit pas prit au sérieux !

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