Pesticides : Ce que vous cache Cash Investigation

Peut-on faire confiance à Cash Investigation pour nous informer sur les pesticides qui menacent notre santé ?
Pesticides : Ce que vous cache Cash Investigation
Date de publication : 07 Mars 2016
Nombre de commentaires : 34

Update 22 mars 2016
En réponse aux nombreux commentaires que nous avons eus pour cet article, nous souhaitons faire une petite mise au point :
Cet article n'est pas un plaidoyer pro pesticides. Nous sommes pour une agriculture naturelle et pour l'interdiction pure et simple de toutes substances potentiellement nocives à notre santé, pesticides compris. Cela ne nous empêche pas d'avoir un regard critique sur le reportage de France 2 comme vous allez le découvrir.

Il est incontestable que certains pesticides tels que l'atrazine sont très mauvais pour la santé. C'est d'ailleurs pourquoi ce dernier a été interdit il y a prêt de 13 ans[1]. D'autres pesticides avérés nocifs pour la santé sont-ils encore en circulation ? C'est ce que l'on espérait découvrir avec le reportage d'Elise Lucet : « Produits chimiques : nos enfants en danger ». Vous pouvez le visionner ici.

Elise Lucet part donc avec son équipe enquiquiner les industriels.
Elise Lucet part donc avec son équipe enquiquiner les industriels.

Malheureusement, les industriels lui répondent systématiquement qu'ils ne font que respecter les lois (ici et et ). Mince alors !

En toute bonne logique, si on veut contraindre les industriels, c'est au lance-flamme c'est sur les lois qu'il faut agir.

Or ces lois, les industriels ne manqueront pas de les influencer par leurs actions de lobbying.

La question est donc essentiellement politique.

Malheureusement, ce n'est pas dans un reportage France 2 qu'on trouvera ce genre de remarque.

C'est probablement d'ailleurs la raison pour laquelle Elise Lucet servit la soupe ne posa que des questions faussement dérangeantes au Ministre de L'Agriculture. En effet, elle se concentra sur des combats déjà perdus par l'industrie (astrazine, Chlorpyrifos[2]) ... permettant ainsi au Ministre de se positionner en défenseur de notre santé sans traiter les vrais sujets.

Elise Lucet pose de pertinentes questions au ministre
Elise Lucet pose de pertinentes questions au ministre

Le reportage nous plonge directement dans une ambiance de film à suspens. Musique, voix off, montage, tout est là pour nous faire peur. On va même jusqu'à nous montrer des enfants qui jouent à un faux jeu de société[3] où chacune des cases correspond à un mot-clef inquiétant.

Toxic kid : le jeu qui met la bonne ambiance
« Toxic kid » : le jeu qui met la bonne ambiance

Loin de vouloir servir les intérêts de certains industriels peu scrupuleux, nous ne voulons pas non plus nous faire enfumer par France 2.

Car dans un monde de plus en plus anxiogène, il est facile de rentabiliser la peur des gens via l'audimat en nous parlant de la santé de nos enfants.

Mais ce qui nous intéresse, c'est la vérité (pas vous?). Bon, c'est peut-être beaucoup demandé, mais à défaut d'avoir la vérité, tentons d'être (ne serait-ce qu'un peu) moins dans le faux.

Allez, passons en revue quelques uns des passages de notre thriller reportage France 2 très sérieux.

Le fameux 97%

Un des arguments massus du reportage, est de nous marteler que 97% des aliments contiendraient des résidus de pesticides.

Sous-entendant ainsi que seulement 3% en seraient exempts ! Ce sous-entendu est ensuite confirmé et clamé haut et fort sur internet par les auteurs du reportage :

Cash investigation à vraiment bossé le dossier à FOND... ou pas.
Cash investigation a vraiment bossé le dossier à FOND... ou pas.

Mais attendez une seconde... d'où sortent ces 97% ?

Réponse : ils proviennent d'un rapport de l'EFSA, dont la synthèse est intitulée : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales ».

Hein ? Avons-nous mal lu ? Attendez, comparons les titres :

comparaison phrase france2 efsa

WTF ? En supprimant la fin de la phrase, on inverse le sens ! En effet, les 3% ne sont plus le ratio de produits sans pesticides, mais le ratio de produits qui, au contraire, dépassent les limites légales !

Barbalabs : 1, Cash Investigation : 0.

Décidément, toujours faire attention aux stats !

En réalité, ce rapport de l'EFSA est même plutôt rassurant. Qui aujourd'hui pourrait imaginer que : « 54,6 % des échantillons ne contenaient aucun résidu détectable » ?

Nombre de produits VS Quantité ?

Tout est poison, rien n’est poison ; seule la dose détermine ce qui est un poison. Paracelsus, considéré comme le père de la toxicologie

Dire qu'il y a des traces de pesticides dans nos assiettes, c'est un peu enfoncer des portes ouvertes.

Oui il y a des traces de pesticides.

La vraie question est : À partir de quelle quantité ces pesticides représentent un danger pour la Santé ?

Le reportage insiste sans arrêt sur le nombre de pesticides retrouvés dans les aliments ou dans les mèches de cheveux des enfants mais ne parlent jamais des quantités ! Or ça change tout.

Le passage sur l'eau

Cette fois, Elise Lucet se bat contre une molécule, l'atrazine, qui a déjà été reconnue dangereuse et qui est déjà interdite ! On nous ressort donc un combat d'arrière-garde qui a déjà été gagné (et on donne la sensation au public qu'on combat pour lui alors qu'on ne prend aucun risque).

Face à un industriel qui dénonce les pratiques effectivement employées par l'émission, la voix-off n’hésite pas à mentir : elle prétend, document officiel à l'appui, que 422 081 personnes sont encore concernées par l'atrazine.

Nous avons retrouvé ce fameux document. Le tableau du reportage est incompréhensible sans la légende que vous trouverez page 5.

Les différentes catégories sont les suivantes :

Catégorie Définition
C
NC0
NC1
L’eau distribuée ne présente pas de risque sanitaire pour la population
NC2 L’eau présente des risques sanitaires pour la population qui doit être informée de ne pas utiliser l’eau distribuée pour la boisson et la préparation des aliments, y compris la cuisson (hormis le lavage des aliments).

France 2 fait grossir les chiffres en additionnant la catégorie avérée dangereuse (NC2), avec l'une des catégories qui ne présentent aucun risque (NC1). NC2 tout seul, c'est 26 964 habitants encore concernés par l'atrazine, soit 15 fois moins que ce que les journalistes annoncent.

Mais comme on le voit dans le reportage, cette population semble parfaitement informée et ne s'empoisonne pas avec l'eau du robinet.

Barbalabs : 2, Cash Investigation : 0.

La conséquence objective de ce reportage

Un réflexe naturel après un tel reportage, c'est de se dire « je vais passer au tout bio ». Si vous pouvez vous le permettre, alors ce serait probablement une sage décision. Mais le « tout bio » est inabordable est généralement plus cher, et tous ne peuvent pas se le permettre (voir addendum du 22 mars 2016).

Du coup, à défaut de pouvoir se procurer du bio, les plus modestes téléspectateurs de France 2 risquent d'abandonner tout bonnement la consommation de fruits et légumes. Et ça, ça peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé publique.

Bio ou non, manger des fruits et légumes à tous les repas est absolument essentiel pour la santé.

Il vaut mieux manger des fruits et légumes non-bio que pas de fruits et légumes du tout[4].

On en reparlera dans un prochain article sur la diète méditerranéenne.

Alors comment se protéger ?

Si vous pouvez vous payer du bio, allez-y ! Mais si cela n'est pas dans vos moyens, n'abandonnez surtout pas les fruits et légumes ! Ils sont essentiels pour votre santé. Déjà, comme nous l'avons vu, un peu plus de la moitié d'entre eux ne contiennent aucune trace détectable (à moins que l'EFSA ne mente mais c'est une autre question).

De plus, il existe des méthodes pratiques pour éliminer ou réduire les pesticides dans son assiette (pelages, bicarbonate de soude...). Barbalabs reviendra bientôt sur ces techniques avec un article détaillé (Abonnez-vous à la newsletter en haut afin d'être tenu au courant de sa sortie).

Barba-conclusion :

La question de la dangerosité des pesticides sur notre santé est tout à fait légitime et fait peur. France 2 a résolument décidé de jouer sur ces peurs en accentuant les réalités, n'hésitant pas à avoir recours au mensonge et à une mise en scène inquiétante typique d'une bonne propagande.

On peut probablement dire que le rôle objectif d'Elise Lucet et de son reportage Cash Investigation est de dévier la colère et l'inquiétude légitime des gens vers les industriels... au lieu des politiques. Il est inutile de faire la morale aux industriels !

Ce que l'on doit réclamer en tant que citoyen, c'est une commission d'expert réellement indépendante de l'influence des lobbys. Que cette commission ait pour objectif de définir les limites sanitaires de manière scientifique. Ces normes deviendraient ensuite des lois qu'agriculteurs et industriels seraient obligés de respecter.

On aurait pu parler de tant d'autres choses (mauvaise traduction, montage de phrases afin de changer la nature d'un discours) ... Mais on préfère rester un minimum positif et reconnaître que le passage sur l'autisme était de bonne qualité. Les chiffres de l'épidémiologie sont effectivement ceux que l'on peut trouver sur les sites officiels. Le passage sur Hawaii est aussi très intéressant.

Aidez-nous a lutter contre la désinformation et la parano en partageant cet article. Et surtout n'hésitez pas à manger des fruits et légumes. Ils sont bons pour la santé et ça, c'est effectivement scientifiquement prouvé[4].

ADDENDUM du 22 mars 2016

Deux passages de l'article semblent avoir particulièrement soulevé la désapprobation de certains lecteurs. Nous souhaitons donc et clarifier ces passages.

Le bio est généralement plus cher et ceci pour de bonnes raisons. Mais beaucoup ont été choqués par le mot inabordable. En effet, ce mot était trop fort et mal choisi. Nous avons modifié l’article et nous vous remercions pour cette remarque.

Comme nous l'on fait remarquer certains lecteurs, le circuit local, le paysan du coin, offrira des produits de grande qualité sans avoir besoin d'être nécessairement « labellisé » bio (nous reviendrons bientôt sur les labels…).
Comme nous le confirment certains lecteurs, cela ne coûte pas toujours plus cher (merci à Lorenzo).

Le second passage (qui lui semble avoir provoqué certaines réactions virulentes ainsi qu'avoir activé le bouton CAPSLOCK de certains claviers), est celui où nous affirmons : « Il vaut mieux manger des fruits et légumes non-bio que pas de fruits et légumes du tout ».

Ce passage peut être interprété comme une incitation à consommer des aliments toxiques.

Pour être claire une fois de plus nous pensons que :
Consommer des fruits et légumes BIO / naturels est préférable à
Consommer des fruits et légumes non BIO, qui est préférable à
Ne pas consommer de fruits et légumes du tout.

Cette équation est bien sûr à nuancer dans la mesure où :

  • Le bio aurait "x" fois plus de nutriments que le non bio. Quel est ce “x“ pour chaque aliment ? Quelle conséquence sur la santé ? C’est un enjeu immense de santé publique que d’étudier cette question.
  • La toxicité des pesticides est peut-être sous-évaluée.
  • Il peut exister un effet "cocktail" de ces pesticides, et cela est très mal connu.
  • Le "Bio" n'est pas pour autant exempt de tout pesticides.
Cela étant posé, nos conseils s'adressent au plus grand nombre. Pas uniquement à ceux d'entre vous (et vous êtes nombreux visiblement) à avoir une démarche proactive de santé (ce qui est super !).

Nous ne voulons pas que monsieur tout-le-monde qui zappe sur France 2, se prive totalement de fruits et légumes par peur des pesticides. Car nous pensons qu’il est préférable d’en manger même avec pesticides que pas du tout. Que mangerait-il pour remplacer les fruits et légumes ? Bref, vous découvrirez dans un prochain article les raisons qui nous permettent de pencher pour cette idée.

Comprenons-nous bien, si vous lisez l'article attentivement, vous verrez que nous ne sommes pas pour l'utilisation de pesticides, nous incitons même à consommer bio (noir sur blanc), ni nous ne sommes du coté des "industriels", ni ne sommes financés par eux comme certains se sont laissé à le penser.

Nous incarnons un sang nouveau dans le domaine de la santé. Ici, on essaye d'être précis, d'être au plus proche de la réalité. Sur Barbalabs, vous ne trouverez donc pas forcément ce que vous vouliez entendre. C'est le principe quand on travaille sérieusement, il y a une part imprévisible dans ce que nous trouvons. Nous sommes deux passionnés de santé, et nos profils scientifiques nous poussent à ce genre de démarche. Nous ne voulons plus entendre de vérité révélées sur la santé sans vérifier par nous même. Car ces "vérités" se contredisent à longueur de journée. Les gens se tournent vers Barbalabs car ils veulent une information fiable et de qualité, sans parti pris, et sourcée. Tout le monde fait des erreurs, nous y compris. Nous n'hésiterons pas à les corriger au fur et à mesure que nos analyses s'affinent, (et nous comptons sur vous pour nous corriger ; ) merci encore ! ).

  1. Atrazine - Écotoxicologie, consulté le 3 mars 2016.
  2. Stéphane Le Foll, diffusé le 2 février 2016.
  3. Non, vous ne rêvez pas, ils ont créé ce faux jeux de toute pièce pour le bien du reportage !
  4. (en) Diète Méditerranéenne, facteur de risque traditionnel, et taux de complication cardio-vasculaire après infarctus du myocarde : rapport final de l'étude de Lyon., publié le 16 février 1999.

Voir aussi :

Commentaires (34)

Attention, il ne vous reste que : caractères.

  • Rolli le 10 Mars 2016, 15h39

    Haha, bonne contre analyse !

  • Ostorius le 10 Mars 2016, 19h18

    Ils grossissent une réalité malheureusement réelle quand même. Parole d'agriculteurs.

    • pierre le 16 Mars 2016, 17h32

      d'accord avec toi!..

  • Seb0sa le 11 Mars 2016, 21h02

    Le tout bio est certes couteux, mais en ce qui concerne l'alimentaire, il y a de nombreux moyens de s'en procurer au juste prix. Les magasins bio se margent sur les produits mais un achat direct auprès des producteurs ne reviens pas si cher que ça...

  • Mathieu le 11 Mars 2016, 22h44

    pourquoi dire que le bio est inabordable ? certes le cout est plus élevé (et encore) que les m... chimique mais il faut aussi faire des choix dans la vie,
    Nous n'avons qu'un salaire et demi pour 4 (ma femme est a mi temps et je gagne le smic) et nous mangeons entièrement bio. par contre nous ne dépensons pas 100 € de forfait téléphone (pas de portable du tous) nous n'allons pas au ciné toute les semaine (une sortie familiale payante par mois) nous n'avons pas un abonnement de 75 € pour la TV (pas de TV à la maison), ect.
    Donc un choix de vie, on préfère ce passer de certaine choses pas indispensable et manger sain. sinon très bon article, la tv nous raconte ceux qu'elle veut que l'on pense.

    • catherine le 12 Mars 2016, 20h30

      bravo ^^

    • elodie le 13 Mars 2016, 16h56

      yeeesss, tout à fait ma politique ! 100€ de portable au mois ca fait combien par an =??? ça fait peur ! mais personne ne rechigne ! payer de vrais bons produits 20% + chers, les gens s'insurgent !!et les merdes industrielles..ppffff

  • Lorenzo le 12 Mars 2016, 05h32

    Merci pour le contre point, car même si le travail de l'équipe de cash me semble salvateur il ne faut pas qu'ils tombent dans les travers caricaturaux des autres émissions anxiogènes.
    Ceci dit je suis en profond désaccord avec le fait de dire que consommer bio est "inabordable" (souligné en plus, on croirait un communiqué de presse du ministère de l'agriculture). Je me fournis chez des producteurs bio soit directement soit via des maraîchers, avec 30€ je fais le plein de fruits et légumes pour la semaine qui constituent l'essentiel de notre alimentation (nous sommes 3). Je vous défie de faire moins cher en vous nourrissant de saloperies d'hypermarchés.
    Avec les amap, les ruches qui disent oui, les marchés et j'en passe, je trouve qu'aujourd'hui consommer du roundup est un choix personnel et non plus une obligation.

    • MADRA le 13 Mars 2016, 16h10

      le bio est plus cher, et c'est le porte monnaie qui fait la différence, il n'est pas élastique, on fait comme on peut et non comme on veut

  • Pitro le 12 Mars 2016, 17h59

    Et bien avale des neurotoxique à dose légale tous les jours et on en reparle dans qq années.
    La légalité change quand le désastre est avéré. Donc trop tard.

    • Mikl le 12 Mars 2016, 18h06

      Il n'est jamais trop tard pour bien faire... Certes trop tard, mais chaque victoire est importante... La Guerre ne s'est pas gagnée en 40, mais petite victoire après petite victoire... Le problème de n'importe quel texte de loi est que le gros industriel a de nombreux avocats spécialisés qui de toute manière trouveront toujours la faille... A nous tous d'être vigilant...

    • saiad abdelaziz le 14 Mars 2016, 07h29

      J’ai travaillé dans ces domaines (risques sur la santé) et je continue...Sur la question des normes légales, il faut savoir que ce sont "culs-de -sac" faits surtout par "convention", car il faut fixer une "limite", et donc on parle de valeurs limites...Par exemple "3. Bromure inorganique total, exprimé en ions Br., la valeur Maximale en mg/kg (ppm) est de 50 ppm (le ppm n'est pas une concentration mais un rapport comme la densité ou le pourcentage). (Directive (86/362/EEC). Eh ben cette limite, sur le plan toxicologique stricto sensu, ne veut rien dire, mais est simplement "une indication"...Ou dit autrement, comme pour les cercles de dangers (enveloppes de risques d'exposition, d'explosion, d'effets thermiques des incendies), si on est dedans ou pas, est ce qu'on mourra quand même??? (Guy Bedos sur l'explosion d'AZF)...Mais, faut- il le rappeler, une valeur limite même conventionnelle vaut mieux que pas de valeur limite du tout!!! La solution réside plus dans un changement de comportements, donc fixer des choix, comme l'a rappelé ci-dessus Mathieu : privilégier sa santé aux autres hobbies facultatifs...Mais je découvre ce site excellent ...pour la santé!

  • Lamicao le 12 Mars 2016, 18h06

    je dis merci à cette analyse d'"analyse télévisuelle", c'est aussi une bonne vitamine que vous répandez là. Et cela me rappelle que le journaliste Pierre Carles avait tenté d'interviewer la charmante Elise...

    • Naropa le 12 Mars 2016, 18h31

      Chacun a son libre arbitre.J 'ai quand même trouvé ( même si elle est réelle)la réponse d'un président de société carrément irresponsable. Il a dit que le consommateur achetait un prix et que donc il ne pouvait pas discuter la qualité...Un autre à carrément dit et répété que la recherche française était pourrie(j e ne me souviens pas du terme exact encore plus insultant). je pense dons que nous avons à faire à des lobbyes très bien organisés et qu'il nous faut être des concom'acteurs rêfléchis. Merci quand même à Elise Lucet pour son courage

  • fab le 12 Mars 2016, 18h39

    dire que le bio est inabordable, c'est ne rien comprendre à la vie, il vaut mieux payer des milliers d'euros les médecins quand on tombe malade à cause de la mal bouffe ? à vous de voir et devoir payer en taxes un système qui détruit notre vie ?. Le monde a toujours mangé bio, c'est à dire naturel, sans chimie depuis des millions d'années et c'est pour cela qu'on est vivant. Si c'est plus cher il suffit d'arrêter de manger des cochonneries industrielles qui absorbent nos budgets, et manger simplement mais bon pour la société et notre santé, cuisiner avec nos amis, célébrer la bonne nourriture qui est au centre de tout.

    • elodie le 13 Mars 2016, 16h59

      oui, n'oublions pas qu'avant le bio, y'avait le naturel ! fruits du verger, tomates, salades du jardin de papi, oignons donnés par le voisin...on a oublié tout ça, ou quoi?

  • Pierre le 12 Mars 2016, 22h39

    Le bio est plus cher parce que les légumes chimiques n'ont pas payé leur dépollution . Si le principe pollueur payeur ( légal et obligatoire en théorie ) etait normalement appliqué les légumes chimiques seraient au moins aussi chers . Si vous ne pouvez vous payer du bio , c'est à cause du lobby FNSEA agri industriel qui met la pression sur les gouvernants pour les empêcher d'appliquer un principe obligatoire tant au niveau européen ( acte unique ) que français ( code de l'environnement )

  • Harpeige et as de trèfle le 13 Mars 2016, 09h03

    attention à l'aurthograffe !

  • hadrien le 13 Mars 2016, 10h37

    Le "tout bio est inabordable pour la plupart des gens" Merci pour cette grande vérité mais c'est faux. Aujourd'hui les prix des fruits et legumes bio, yaourts, compotes, pain etc. deviennent tout à fait abordable. (Suffit de supprimer le budget Mc do ;) seule la viande et les produits cuisinés restent hors de prix. Je precise que je suis au Smic et que j ai 2 enfants. On fait nos courses a super u (grande gamme en bio) et biocoop.

  • pivoinebill le 13 Mars 2016, 10h43

    Quelles que soient les quantités de pesticides dans la nourriture ou dans l eau,( c est facile d énoncer des chiffres pour tout le monde) il ne devrait pas y en avoir.Heureusement que des personnes dénoncent les pratiques des lobbies, ce qui est étonnant c est que ces pratiques perdurent. Le contrepoids des lobbies n est sûrement pas le pouvoir politique mais le pouvoir du consommateur , encore faudrait il qu il l utilise au lieu de se laisser empoisonner.Et bravo à Elise Lucet.

  • pat le 13 Mars 2016, 16h30

    en viti bio il utilise 2 fois plus leur tracteur donc plus de co2 dans l atmosphère et des doses élevé de cuivre dangereuse pour les sol voir toxique attention au fausse bonne idée

    • Djuzz le 14 Mars 2016, 00h44

      Evidement si c'est pour utiliser un tracteur au lieu d'utiliser un cheval qui va en plus mettre de l'engrais dans le terrain... Ca sert à rien de faire du bio!
      Et de toutes façons, le bio c'est bien mais c'est pas beaucoup mieux car on utilise des produits qui durent moins longtemps et se propages moins mais tout aussi nocif pour l'homme ou la nature... Il y a bien mieux que le bio, ça s'appelle la permaculture ^^

  • nat le 13 Mars 2016, 21h50

    desolée mais vous n etes pas vraiment renseignée sur la dose journalière. Je vous conseille de lire ces 4 articles de Marie-Monique Robin, realisatrice de "le monde selon Monsanto" entre autre qui cite egalement Paracelscus mais d un tout autre point de vue... Cette journaliste enquete depuis lus de 10 ans sur Monsanto et fait parti du tribunal citoyen qui se tiendra à La Haye en octobre 2016. Quoique vous en disiez votre article sert les industriels et dessert les enfants qui meurent de plus en plus nombreux de cancers pediatriques.. et tout ça pour faire du buzz je suppose, quelle tristesse

    http://www.arte.tv/sites/robin/

    • gattaca le 07 Mai 2016, 09h29

      si quelqu'un fait du buzz, c'est bien MMR...! elle n'y connait rien et base toute son argumentation sur des mensonges qui ont été démontré à moult reprises depuis des années !
      Et Arte cautionne allègrement ces tissus d'âneries en lui laissant un blog sur son site ! lamentable !

  • DjuzZ le 14 Mars 2016, 00h37

    Bonjour et merci pour votre analyse que j'approuve totalement.
    Mais... :)
    Il est vrai que certains chiffres sont gonflés, en revanche cette émission ouvre les yeux à certaines personnes sur certains sujets au quels elles ne se seraient peut être pas intéressés...
    Ensuite il est bien dommage que vous ne donniez pas au moins LA solution... Simplement avoir un ou deux bacs et faire ces légumes...
    En ville il est possible de joindre l'association "incroyable comestibles", qui doivent certainement être déjà en place prêt de chez vous et qui peuvent vous aider à mettre en place un projet... Regardez ce qui se passe dans la ville d'Albi par exemple
    Bonne continuation!

  • Djuzz le 14 Mars 2016, 00h52

    De plus, je me suis renseigner sur l'eau que je bois au robinet depuis 10ans, depuis cette émission et je me suis rendu compte qu'elle contient plus de 35 produits phytosanitaires qui, oui ne sont pas à doses dangereuses mais j'imagine qu'aucuns test n'a été fait sur plusieurs années avec des coktails comme je peux avoir dans mon eau. Alors quand on mange des produits qui contiennent des pesticides+ dans l'eau+ ceux que l'on respire... Vous ne pouvez pas dire que même si chaque petites doses dans chaque éléments n'a pas un effet nocif sur la santé

  • JeanMiMi le 14 Mars 2016, 22h20

    La dose fait le poison. Autrement dit, les résidus de pesticides sont trop faibles pour être nocifs.
    Pas si sur !
    C'est oublier le fatal effet cocktail. Une combinaison de quelques perturbateurs endocriniens, et patatras : des maladies bien de notre génération : cancers pour les enfants, problèmes neuro, malformations, baisse de la fertilité, et autres réjouissances.
    Plutôt que de taper sur France 2, je me réjouis que cette émission contribue à éveiller nos consciences. S'ils commettent quelques erreurs, cela ne signifie pas que l'ensemble de la démarche est à contester !

  • pierre le 16 Mars 2016, 17h41

    suffit de faire soi même son potager et de vivre sainement, non? Allez voir "Demain, le film".. M.... aux pollueurs! que va-t-il rester à nos enfants??
    Y a des possibilités pour enrayer les magnats de l'agroalimentaire. Il ne vont pas l'emporter dans leur tombe leur fric!!
    Vivons pleinement et essayons de porter notre part à une nouvelle société plus locale, et plus participative!!
    Pierre Rabhi en est le fer de lance pour moi!
    A bon entendeur...

  • Philippe le 09 Avril 2016, 15h09

    Manger local ne signifie pas avoir une alimentation de qualité. Il faut aller voir sur place comment cultive/élève le producteur et lui poser des questions. Si ce qu'il fait vous convient pas de pbm. En bio nous sommes (les seuls) contrôlés une à deux fois l'an. Donc pas besoin d'aller contrôler vous même ; par contre venez nous voir quand même pour discuter de ce que l'on fait, vous serez toujours bien reçu !

  • Philippe le 09 Avril 2016, 15h13

    http://www.fnab.org/index.php/component/content/article/888-ag-fnab-2016

  • gattaca le 06 Mai 2016, 18h01

    Critique inattendue du discours ambiant mais totalement incomplète car il semble que vous soyez complètement formaté également sur le "bio".
    L'AB a réussi à faire croire à tout le monde qu'elle n'utilise pas de pesticides. C'est d'ailleurs dans sa charte et elle clame donc qu'elle n'utilise pas de pesticides chimiques de synthèse.
    C'est en partie faux puisqu'on ne pourrait faire de vin "bio" sans avoir recours au sulfate de cuivre (la bouillie bordelaise) qui est donc un produit chimique de synthèse (et il en est de même pour d'autres préparations à base de soufre). Mais le "bio" n'est pas à une contradiction près et ne va pas s'embarrasser à dire la vérité à ses gogos tout de même !
    Mais allons au delà, vous pourrez trouver facilement la liste officielle des 400 produits chimiques autorisés en AB. Rassurez-vous, étant qualifiés de "biopesticides" ils ne pourraient en aucun cas être dangereux ! (et pourtant, la roténone toujours utilisée malgré son interdiction ou l'huile de Neem sont des substances particulièrement dangereuses). le préfixe bio n'exonère pas de la dangerosité !
    Sur les pesticides, il faudrait que vous appreniez que tout organisme vivant contient un nombre incroyable de pesticides naturels !
    Pour qui a fait un peu de biologie et en a compris quelques fondamentaux, il est facile de comprendre que les formes de vie n'ont pu se développer que parce qu'elles avaient développées des systèmes de défense (contre les autres organismes) et d'adaptation aux conditions environnementales. L'homme a un système de défense (pesticides) parmi les plus évolués.
    Beaucoup resterait à dire sur la chimie, il n'existe pas une chimie du "bio" et une chimie de synthèse ! la chimie a les mêmes lois.
    Sur la question des avantages prétendus de nutrition du bio ... il n'y en a pas, désolé !
    Par contre la sécurité sanitaire est clairement en faveur du Non-bio.
    En fait, il vaut bien mieux manger des pesticides que des pestes (et leurs toxines associées)

  • Emilie le 14 Septembre 2016, 17h15

    Parlez, parlez, on ne se fera plus bouser!
    "Consommateur" c'est terminé, aujourd'hui c'est "Consom'acteur".
    L'art de noyer le poisson dans l'eau, bravissimo ;)!
    Vous avez sûrement encore du temps à perdre, dites-nous plutôt combien vous voulez de Ca$h :P?!

  • Mario le 15 Septembre 2016, 15h03

    Le dernier cash Investigation m'a déçu encore plus , il y a effectivement une information qui vise encore une fois les industriels mais qui en faisant le focus sur un seul additif ignore complètement les autres , surtout que cet additif n'est pas aussi nocif que ce qui est prétendu , voila ce que je pense http://myzap.info/blog/2016/09/14/cash-investigation-un-reportage-bacle-sur-les-nitrites

  • Romy le 19 Septembre 2016, 22h21

    C'est surtout dans la durée que l'exposition est dangereuse. Le bio n'est pas forcément plus cher ni acheter local et quand vous dites qu'on peut enlever les pesticides des fruits et légumes non . De plus la plupart de ses semences sont déjà modifiés et ne sont plus naturels. Il suffit de comparer un arbre et une pomme bio et un arbre et une pomme de l'agriculteur conventionnel. C'est au consommateur de se responsabiliser et de choisir en tout état de cause. Personnellement je donne à mes enfants du bio et du local et j'utilise une filtration au charbon pour l'eau, oui le budget est un peu plus conséquent mais traiter les maladies qui découlent d'une mauvaise alimentation ou d'une alimentation plus riche en pesticide l'est tout autant

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