Pr Joyeux et Dr de Lorgeril expliquent le système : lobbies/médias/professeurs

Pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante.
Date de publication : 27 Mars 2017
Nombre de commentaire : 0

Pr Joyeux

1:30 Très peu de médecins connaissent la liste des médicaments utiles, inutiles ou dangereux.

2:02 Les médecins ont une prime de 6900 € de fin d'année quand ils prescrivent les médicaments anti-diabètes, vaccins et anti-cholestérol. Cela est soi-disant destiné à réduire le coût de la sécu.

2:47 Un pédiatre a une prime de 140 € quand il fait 20 vaccinations.

Dr de Lorgeril

3:20 : On est des résistants, des maquisards. Mais on n'est pas seul. Il y a un mouvement profond aux Etats-unis : « Less is better ». Il y a au moins deux revues américaines qui font ça. Notamment le JAMA, la revue de l’équivalent du conseil de l'ordre.

En France : Il est très facile de publier sur des sujets qui n’embêtent personne. Par exemple : les polyphénols. Par contre dire que telle étude sur les statines (médicaments anti-cholestérols) a été sciemment biaisée par les instigateurs, c'est impossible.

Le conseil de l'ordre ne fait pas de revue, il traîne les médecins devant les tribunaux ! C'est impensable !

Nous arrivons à passer dans les médias, mais avec la perspective d'avoir des retours de bâtons extrêmement violents. On revient très vite aux problèmes des conflits d'intérêts.

Pr Joyeux

5:22 Je vais bientôt m'exprimer sur la Ritalin qu'on donne trop vite aux enfants un peu hyperactifs. Je serai attaqué non pas sur le fond mais sur le fait que je ne suis pas pédiatre.

5:48 Le patron des bonbons Haribo passe à la radio. On lui demande : Est-ce qu'il y a du glutamate dans les bonbons ? Et il a répondu qu'il n'y a pas de gluten ! Ils mélangent tout et sont incompétents.

6:20 Je passerai lundi chez Jean-Jacques Bourdin. Il paraît qu'il fait la question et la réponse. Mais je ne me laisserai pas faire. En tout cas je lui parlerai de toi. Je suis sur qu'on lui a proposé des statines et ça va l’intéresser.

7:33 Le journal Le Monde veut traiter le passage du Pr Joyeux à la chambre disciplinaire du conseil de l'ordre. Le Monde refuse de traiter avec lui par écrit... Mais après avoir beaucoup insisté, le Pr Joyeux, qui se méfie la déformation de ses propos y parvient finalement. Au final, ils ont pris un quart de ses réponses afin de déformer ses propos. L'objectif au départ du journaliste était de le flinguer. Et cela revient au même avec Le Figaro et La Croix.

Dr de Lorgeril

9:30 Notre conclusion, avec mon ami David Servan-Schreiber, est qu'il faut un changement de génération. Ils sont tellement bloqués qu'il y a peu de chances qu'on leur fasse changer d'avis.

10:05 On a créé une association, l'AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique, Indépendante et Bienveillante)

S : On veut une médecine scientifique ! je suis au CNRS, mon métier c'est justement d'analyser la méthodologie dans la recherche médicale.

I : On n'a rien contre le business ! Mais, il ne faut pas que les décisions thérapeutiques soient influencées par ça.

B : On pense que la médecine scientifique ne résout pas tous les problèmes. En tant que médecin, je dois reconnaître que la médecine scientifique est très très limitée. C'est impossible de se référer uniquement à des essais cliniques. On a tous les jours des décisions très difficiles à prendre. Nous sommes donc bienveillants pour tout ce qui est complémentaire. C'est très mal vu par le conseil de l'ordre.

En France on ne dit pas médecine complémentaire comme aux USA, on dit médecine alternative. C'est faux ! L'ostéopathe ou l'homéopathe ne dit pas qu'il ne faut pas faire de chimiothérapie. Loin de là. Mais ils apportent un complément. Toute sorte de spécialité a un savoir qui peut être très utile à nos patients. Bienveillant, ça veut dire ça.

On n'est pas seulement bienveillant pour toutes les médecines complémentaires. Mais on est aussi bienveillant pour les médecins, les autorités sanitaires. Il y a une crise majeure et on arrive même pas à discuter ! Et c'est le journaliste du monde qui a malheureusement servi d'arbitre....

C'est quand même extraordinaire, alors que les gens du conseil de l'ordre sont tout de même bien payés, on arrive pas à organiser dans notre pays des conférences de consensus autour de thèmes tels que la vaccination, le cholestérol, la maladie de Lyme...

Comment se fait-il qu'on arrive pas à discuter autrement que de manière conflictuelle ?

Pr Joyeux

13:50 Moi je propose un élargissement du conseil de l'ordre à un conseil de l'ordre des professions de santé.

Le but serait que les médecins, les infirmières, sage-femmes, kinés, ostéopathes, chiropracteurs, naturopathes bossent ensemble ! Ces médecines complémentaires peuvent faire beaucoup de bien pour supporter une chimio insupportable !

Nous devons bosser ensemble et pas en opposition.

Après avoir consulté un chiropracteur qui l'a manipulé avec succès, il a pu voir certains aspects sous un autre angle. Il a conseillé à son ami rhumatologue d'aller voir comment il travaille pour bénéficier de ce point de vue complémentaire.

Au fond c'est le grand public qui peut nous sauver. C'est lui qui au final met le bulletin de vote dans l'urne.

17:20 Les pétitions : celle sur les vaccins du Pr. Joyeux a plus de 1 000 000 de signatures et celle du Dr de Lorgeril a plus de 400 000 signatures.

Dr de Lorgeril

Au Royaume-Uni, à 100 000 ou 150 000, ça oblige à un débat au parlement.

18:00 On est vraiment très handicapé en France car on a pas de média médicaux scientifique de valeur.

NDLR : Et Barbalabs alors ? Hey, faut faire tourner les gars !! :)

Doctissimo par exemple est carrément catastrophique.

Aller dans les médias est à double tranchant. Ils peuvent t'utiliser pour faire de l’audience et nous, si on est assez malin, on peut les utiliser, mais c'est très dur....

Pr Joyeux

22:00 Autres exemples, le problème du diabète.

On prescrit avant même de donner des conseils nutritionnels. Moi, je deviens un « déprescripteurs ». Il y a deux thèses par des étudiants de médecine, une à Bordeaux et une à Paris sur la déprescription.

En maison de retraite, on offre aux gens un plumier avec une case par jour de la semaine contenant des pilules. Les gens ne savent même pas ce qu'ils prennent.

La personne est anxieuse ? Anxiolitique.

Elle n'a pas dormi ? Somnifère.

On sait que ces produits : Anxiolitique, somnifère et antidéprésseur augmentent de 50% les risques d'Alzheimer.

On sait que la sécu paie 80 euros par semaine pour les patients atteint d'Alzheimer avec pour efficacité : 0.

Je n'arrête pas de supprimer des prescriptions.

Dr de Lorgeril

25:55 Les médecins, il faut les comprendre sont dans des situations terriblement difficiles. Il faut rendre hommage aux généralistes et même aux cardiologues interventionnistes. Ils n'ont pas le temps de suivre leurs patients car ils enchaînent des opérations très délicates. La prescription de médicaments devient automatique (ce qui est contraire au code de santé publique).

On intervient pour déboucher l'artère... Mais on veut lutter contre les complications. Alors on met des stents. Puis du coup on donne de l'aspirine et deux anti-plaquétaires. Puis les médecins généralistes constatent que vous avez mal au ventre alors ils donnent des LPP (Inhibiteur de la pompe à protons). Après les LPP eux-mêmes donnent des effets secondaires, notamment des troubles digestifs. Puis, le PH n'étant pas adapté, les germes passent directement et vous serez victimes de complications infectieuses... Les médecins généralistes essaient de gérer tout ça.

Si nous, en spécialiste, on arrivent derrière et on déprescrit. Il faut le faire avec beaucoup de tact. Cela nous semble évident de ne pas mettre un anti-plaquétaire avec un anti-coagulant... Mais du fait des complications, ils le font. Il nous faut être habiles pour ne pas choquer les gens. C'est très délicat vis-à-vis du confrère et vis-à-vis du patient. Il faut faire le choix entre deux risques. Mais comment accepter l'un des deux ?

Pr Joyeux

32:38 En cancérologie nous avons maintenant un thésaurus. C'est une sorte de bible. Pour chaque cancer tu as le protocole. Normalement tu dois pas discuter le protocole. Il y a des réunions pluridisciplinaires avec toutes les spécialités de la cancérologie. En général, c'est en fin de journée et tout le monde est fatigué. On regarde des dossiers, pas des malades, des dossiers : un sein, une prostate, un testicule...

À main levée, la chimiothérapie dit : First ! Et tout le monde s'écrase et on passe à la suite. Ça se passe comme ça. Je l'ai vu.

La réalité c'est que les médecins sont invités à des conférences qui sont des week-ends ski ou des journées de karting. Avec bonne bouffe et bon vin. Et les Labos peuvent suivre pour voir qui est un bon prescripteur. Et si vous êtes un bon prescripteur, vous êtes réinvité.

C'est intolérable.

Dr de Lorgeril

Il aura ensuite un soutien pour être chef de clinique, et ensuite un soutien pour devenir professeur etc.

C'est assez fascinant de voir qu'à Grenoble, on a fermé des étages entiers dans les hôpitaux. Ce qui fait beaucoup moins de lits. Ces locaux sont loués par l'industrie pharmaceutique pour faire de la recherche clinique. Ils sont à l'intérieur même de l’hôpital pour faire leur propagande.

Pr Joyeux

On embarque les gens dans des essais cliniques en leur fournissant des documents parfaitement incompréhensibles pour eux. Le médecin dit : « je vous conseille de signer. Je repasserai demain à 16 heures, mais c'est le dernier traitement. C'est le top du top ». À partir du moment où le patient a signé, le médecin n'est plus responsable.

37:57 La maladie de crohn : Le traitement est hyper fort et peu efficace.

38:22 Jean-bernard Fourtillan a découvert le fonctionnement d'une d'hormone dans la glande pinéale du cerveau qui règle le sommeil. Il va y avoir une guerre entre ce médicament et les somnifères, anxiolytiques et antidépresseurs. On va en prendre plein la tête !

Dr de Lorgeril

39:40 Les choses évoluent dans le bon sens ! Cependant, des jeunes cardiologues m'ont expliqué une autre difficulté de manière lumineuse :

Ils ont adhéré aux idées anti-statine du Dr Lorgeril. Mais alors ? Pourquoi continuent-t-ils de prescrire ?

  • La HAS (haute autorité de santé) a émis des avis : après un infarctus : « forte dose de statine ». On n'est pas obligé de les respecter.
  • L'agence régionale de santé contrôle la qualité des soins dans la région. Ce qui est une bonne idée. Mais le score qu'ils calculent dépend des prescriptions. Ainsi, ce n'est pas obligatoire, mais si vous voulez un bon score, il faut le faire.
  • Le directeur de clinique va ensuite convoquer son cardiologue et dire : si je n'ai pas un bon score, le SAMU ne m'amène plus les patients. Et si j'ai plus de patients, je ferme l'unité coronarienne. Car il y aurait un problème de rentabilité.
  • Bien qu'il n'y ait pas d'obligation, la simple existence de ce score oblige les cardiologues à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas faire !

Pr Joyeux

43:11 La directrice de la CPAM Montpellier Herault voit que les médecins ne prescrivent pas assez les vaccins. Elle réclame un budget à Paris pour suivre de manière informatique les médecins. Paris répond qu'ils n'avaient pas de budget. Elle a appelé le labo (GSK) qui a évidemment répondu présent. Le logiciel est mis en place et détecte les médecins qui ne prescrivent pas assez. Ensuite GSK envoie des gens pour expliquer à ces gens les risques de la non vaccination. On les informe aussi qu'ils sont surveillés pour leur faire peur.

C'est très inquiétant pour la liberté des médecins. Ils sont normalement seuls responsables.

40% à 60% des experts du haut conseil à la vaccination sont en conflit d'intérêts avec l'industrie.

Le président de la concertation lancé par le ministre Alain Fischer a reçu de Sanofi Pasteur un prix de 100 000 € qu'il a remis à son labo. Est-il totalement indépendant ?

Dr de Lorgeril

La nouvelle génération est très courageuse. Certains chefs de clinique, internes, externes, infirmières, aide-soignantes, contestent les prescriptions de statines !

Pour les professeurs de médecine, la remise en question est difficile. C'est leur réputation, leur autorité et même leur honneur qui est en jeu ! C'est bien pire pour eux que de perdre l'argent distribué par les labos.

Un médecin généraliste sur dix déclare avoir de forts doutes sur l'utilité de vaccination.

Voir aussi :

Commentaire (0)

Attention, il ne vous reste que : caractères.

Cet article vous plait ? Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne pas manquer nos autres publications !


... et sur FB :